8 juillet 2017

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Jean-Bernard s’était levé de son fauteuil, prit la corbeille du courrier et alla s’asseoir sur le canapé face à son bureau. Il regarda une à une les enveloppes de différents formats et au fur et à mesure qu’ils les ouvraient avec un coupe papiers en bois d’ébène, il disposait le courrier par services après les avoir parcourus succinctement.

  • Oui Géraldyne, dit-il en appuyant sur le bouton réception de l’interphone.
  • Monsieur Ganelon sera au bureau qu’à quatorze heures trente, informa-t-elle.
  • Vous pouvez venir chercher le courrier, dit-il énervé.

Il ne se passa rien d’autres au cours de la matinée. A midi, il en profita pour aller déjeuner avec les cadres de

l’entreprise, à la cantine. Il n’y déjeunait que très rarement. Aussi la secrétaire du comité d’entreprise l’apostropha sur les repas conçus par une société de restauration et livrés journellement.

  • C’est bon, sans plus et pas assez copieux, dit-elle. Vous savez Monsieur Géraud que deux tiers du personnel apportent leurs gamelles et mangent souvent froid.
  • Je n’en savais rien, et vous n’en avez jamais parlé au cours des réunions du comité d’entreprise.
  • C’est exact, nous discutons plus souvent des augmentations de salaires, mais aujourd’hui j’en profite et il serait pertinent d’acheter un four à micro-ondes pour y remédier ou d’augmenter le ticket restaurant.
  • D’accord pour le four à micro-ondes, à la seule condition que le nombre de repas avec la société de restauration reste constant. Sinon le prix du repas risquerait d’augmenter